Pour Noël, j’aimerais seulement un peu plus d’esprit critique dans cette société…
Hier était, paraît-il, une date historique pour la Blogosphère. Que des journalistes et autres bloggeurs plus ou moins confirmés s’enflamment à ce point pour l’intervention de Nicolas Sarkozy en dit long sur l’esprit critique qui habite les esprits.
Hier, Manur a pris deux sachets de sauce frite au McDonald’s Marché de Saint-Denis. Et moi, j’ai mangé des ravioles au reblochon. Très bon, les ravioles au reblochon.
Mais passons sur ces considérations gastronomiques pour évoquer un article publié jeudi dans Libération - le quotidien avec des journalistes agressifs lors d’interviews “musclées et sans concession” de Nicolas Sarkozy - sous le titre “Paris Match s’autocensure” (reprise d’une information du Canard Enchaîné). Dans son édition du 15 décembre, alors que l’hebdomadaire annonce en couverture une interview de Yannick Noah intitulée “Mes quatre véritées à la France“, une déclaration de l’ancien tennis-man a été censurée : “Une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse !“. Selon Le Canard Enchaîné, Arnaud Lagardère, propriétaire de Paris Match aurait promis de verser environ 150000 euros aux Enfants de la Terre, la fondation de Yannick Noah. Il paraitrait que la présidente de la Société des Journalistes de Paris Match a déclaré : “On approuve l’interview telle qu’elle est sortie. On ne considère pas cela comme une censure, mais comme un comportement responsable“. Parce qu’il y a des journalistes chez Match ?
Et comme si tout allait trop bien, François Goulard - ministre délégué à la Recherche - parlait en ces termes lors de la discussion autour du projet de loi pour la recherche au sénat (source : liste SLR) :
“Faut-il aller jusqu’à une programmation pluriannuelle des emplois ? Comment croire que l’on pourrait décider à l’avance, domaine par domaine, catégorie par catégorie…”
“Nous créons 3 000 emplois, dont 90 % sont publics et à durée déterminée.”
“La complexité administrative pour les chercheurs ? Nous fournirons des solutions ! La complexité est là, dans les choses. Ceux qui n’aiment pas la complexité doivent faire autre chose que de la recherche. Cette complexité est en accord avec la réalité, elle sera efficace.“
Le déroulement des discussions autour du projet de loi DADVSI à l’Assemblée Nationale a, tour à tour, été lamentable et délicieux d’ironie (reste que 59 députés ayant voté avec, pour certains, des procurations, cela témoigne de la “bonne” santé de notre démocratie). La suite en janvier…
Sama It!