Intervention sur le droit et l’informatique
Je suis de nouveau intervenu, vendredi dernier, devant les étudiants de dernière année, option Informatique, à l’Ecole Centrale de Nantes. Mon cours visait cette fois à sensibiliser les élèves aux contraintes juridiques à respecter tant dans l’utilisation que dans la conception de systèmes informatiques.
Le support que j’ai préparé pour l’occasion était de nouveau très dense (220 diapositives). C’était volontaire. Je souhaitais en effet proposer un document introductif de référence auquel les élèves puissent se reporter lors de futurs travaux (par exemple au cours de leur travail de fin d’études). J’ai systématiquement mentionné l’intégralité de mes sources ainsi que les documents qui me paraissaient intéressants pour des approches plus approfondies.
Mon exposait s’est articulé autour des thèmes suivants : Internet et le droit d’auteur, le droit du traitement de l’information, le droit des noms de domaine, le droit du commerce électronique, le droit des créations numériques, les logiciels libres et le droit. Il y était, entre autres, question de la loi “Informatique et Libertés” du 6 janvier 1978, mise à jour par la loi du 6 août 2004, de la loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique… mais aussi du projet de loi sur les Droits d’Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l’Information et de ses implications potentielles.
Il s’agissait là de ma dernière prestation en cours (ou TD) pour l’année universitaire 2005/2006. Il ne me reste plus que quelques TP et projets à encadrer et ma charge d’enseignement sera complète.
Une chose est sûre : j’ai pris un plaisir certain à préparer - puis à présenter - les TD et les cours dans lesquels je suis intervenu cette année. J’apprécie vraiment beaucoup l’enseignement. Et j’espère que cela transparaît au niveau de mes étudiants, que je parviens à leur transmettre une partie de la passion que j’éprouve pour les matières que j’enseigne.
Cela va me faire bizarre d’être “loin de la scène” durant les neufs prochains mois.
Le point positif, c’est que je vais disposer de beaucoup plus de temps pour avancer mes recherches. Et, au soir où l’un de mes encadrants de thèse a brillamment obtenu son habilitation à diriger les recherches, il s’agit d’une perspective réjouissante : il y a pleins d’idées à explorer et de défis à relever. D’ailleurs, j’ai un article à rédiger pour le 16 janvier…
Il y a deux ans, je vivais dans l’incertitude : arriverais-je à obtenir un financement pour poursuivre en thèse ? Je l’espérais profondément…
J’y suis parvenu et, chaque jour, j’ai conscience de la chance qui m’a alors été donnée. La chance de pouvoir faire un métier dont les deux facettes me plaisent vraiment (il ne me reste plus qu’à espérer que je pourrai continuer dans cette voie à l’issue du doctorat).
Sama It!