Artistes et transgression

Mon article sur Marianne Faithfull a généré un début de discussion sur la dimension subversive que devrait revêtir l’art musical. Sur ce sujet, je me dois de citer Pierre Bourdieu (in Les Inrockuptibles du 25 février 1997) :

“C’est précisément le rôle des artistes, encore plus que des intellectuels, d’être capables d’inventer des transgressions fortes, symboliquement chargées […]
Il faudrait que la fraction artistique du monde intellectuel soit capable de provocations susceptibles d’impressionner les médias. Et que ces artistes soient suivis par d’autres forces intellectuelles, des forces d’analyse, des professionnels du droit, des sociologues, des historiens. Une combinaison de ce type, avec une force symbolique critique efficace, et une force analytique critique efficace, donnerait quelque chose de très puissant”

Je reviendrai prochainement sur le sujet.

D’une part, en évoquant plus longuement un discours donné par Bourdieu à la convention de la Modern Language Association of America en décembre 1999 : dans “Pour un savoir engagé” (publié en France dans Contre-feux 2), le sociologue aborde en effet le rôle que chercheurs et artistes devraient, selon lui, jouer dans le monde politique.

D’autre part, en présentant un livre paru récemment : La politique et moi - Jeunes artistes en quête de politique. Cet ouvrage, initié par la Fondation Jean-Jaurès, rassemble des entretiens dans lesquels des jeunes artistes de tous horizons (Marie Darrieussecq, Luz, Benjamin Biolay, Isabelle Sorente, …) explicitent leur rapport à la société et à la politique. Un portrait révélateur et passionnant.


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